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A coté de ses pompes

Ministere Défense

La cour des comptes présente un rapport sur les ouvriers d'état.
Avec l'aval des ministres de la défense et du budget, il préconise une sérieuse remise en cause de ce statut.

Quelle crédibilité apporter à ce rapport?
Aux syndicats de présenter, point par point un contre rapport, pour peu que ces organisations soient en mesure de le faire.
L'avenir le dira.

J'ai choisi un extrait de ce rapport, qui démontre une méconnaissance total de l'histoire et décrédibilise l'ensemble du rapport.
Extrait du rapport de la cour des comptes:
"En 1989, en effet, l’activité des établissements de la direction des armements terrestres, constituant le Groupement industriel des armements, a été transférée à une société nationale, GIAT industrie. Les personnels ouvriers de l’Etat affectés dans ces structures ont été, eux aussi, transférés. Ils ont pu conserver leur statut particulier au sein de la nouvelle entreprise, devenue ultérieurement NEXTER. De même, en 2001, l’achèvement de la transformation de la direction des constructions navales en entreprise nationale, DCNS, s’est accompagné de la mise à la disposition de cette entreprise des personnels au statut d’ouvrier de l’Etat, auxquels fut accordé le même avantage."
Ce qu'ignore la cour des comptes, et ce qui est récurent depuis quelques années dans la haute sphère de nos dirigeants politiques et industriels, c'est qu'une entreprise n'est pas une idée, un concept, une coquille vide. Une entreprise est avant tout un ensemble d'hommes et de femmes qui avec leurs compétences, contribuent à la production de biens et de services permettant de  faire vivre l'entreprise et de dégager des bénéfices. Ces respectables hauts responsables de notre pays savent par contre dans quelles poches vont les bénéfices dégagés de ces "coquilles vides".

Contrairement à ce que prétend la cour des comptes, ce n'est pas le personnel de la direction des armements terrestres qui  a été transférée à une société nationale, c'est la société nationale qui s'est appropriée un outils industriel performant avec du personnel performant faisant la richesse de cette entreprise. La cour des comptes devrait peut-être faire un rapport sur ce que les premiers PDG de cette entreprise en ont fait les premières années.
Concernant DCNS, le schéma est identique. Appropriation par quelques actionnaires choisis par l'état d'un outil industriel performant dégageant des profits considérables, et ce grace à la compétence des personnels ouvriers d'état.
Quel mépris de notre haute administration pour ses ouvriers.
Les salaires des ouvriers d'état sont bloqués et ce pour la deuxième année consécutive. Pourtant la situation des cadres dirigeants et actionnaires n'est pas si mauvaise que cela.
Quelques chiffres explicites :  les bonus distribués aux cadres dirigeants de DCNS:
Un peu moins de 3 millions d'euros en 2009 avec 169 cadres dirigeants
Un peu plus de 4 millions d'euros en 2010 avec 179 cadres dirigeants
Soit une augmentation de 50.6 % du bonus et une augmentation de 6% des cadres dirigeants.
Le salaire annuel brut moyen (salaire de base et moyenne de primes) des cadres dirigeants en 2010 : 153 417 euros
Dividendes versés en acompte aux actionnaires en 2011 sur un prévisionnel de 115 millions d’euros : 37 millions d’euros.
La cour des comptes peut-elle se permettre un tel réquisitoire du statut des ouvriers de l'état qui ont subi une cession   d'une manière autoritaire d'une entreprise d'état en 2000, DCN, à une société nationale DCNS en 2001.
Ces personnels contribuent aujourd'hui en 2012 largement aux bénéfices de l'entreprise, très peu à son  partage.

Rapport complet de la cour des comptes

Fait à Brest le 11 Février 2012.

REACTION DES SYNDICATS connue au 15 Février 2012:
               
CGT   
                 FO      
               CFDT
                  CFDT 2







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