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amiante: Craintes confirmées 12-2011

Amiante au pénal

16 DECEMBRE 2011

La cour d'appel de Paris a annulé vendredi six mises en examen dans l'enquête sur la mort d'anciens salariés du groupe Eternit.
Décision scandaleuse. Empoisonneurs intouchables, huissiers pour les victimes, mise au placard pour les juges qui dérangent…


La décision qui vient d'être prise par la Cour d'appel de la chambre de l'instruction de Paris d'annuler les mises en examens dans le procès pénal contre Eternit suscite de très vives réactions de la part des associations de défense des victimes de l'amiante. D'autant qu'aux " dernières nouvelles, la juge Bertella Geoffroy serait dessaisie de l'affaire ", précise-t-on à l'Andeva (association de défense des victimes au niveau national).

En Bourgogne, où l'amiante continue chaque jour de faire des ravages
(110 morts uniquement pour le site de Vitry-en-Charollais), c'est la consternation. Car Joseph Cuvelier, fondateur de l'usine locale, faisait partie des six dirigeants aujourd'hui " blanchis ". Mis en examen en novembre 2009 pour " homicides et blessures involontaires ", l'homme devait répondre de l'absence de mesures de sécurité nécessaires pour protéger les salariés de l'exposition aux fibres d'amiante dans cinq usines du groupe Eternit, Vitry-en-Charollais, Valenciennes-Thiant, Caronte-Martigues, Albi et Saint-Grégoire, aujourd'hui filiale d'Etex. " C'est le monde à l'envers, s'insurge Jean-François Borde, président du comité amiante Bourgogne (CAPER). Il y a un peu plus d'un mois, les victimes du Nord étaient condamnées à rembourser des indemnités, et aujourd'hui, on relaxe les dirigeants, ceux qui ont empoisonné ! "
La colère fait place à l'incompréhension autour d'un sujet qui sera au centre des débats du meeting de l'Andeva lundi à Dunkerque.
Le 1 er décembre, la Cour de Justice de l'Union Européenne a condamné la France pour manquement dans la mise en œuvre concernant la mise en décharge des déchets d'amiante-ciment. Pour ECCF, qui gère le stockage de ces déchets dans sa propre décharge à Vitry-en-Charollais, il ne s'agit là " que d'une question de terminologie : déchets inertes et dangereux, et pas seulement inertes. Soit la France fait évoluer sa réglementation et nous nous alignerons. Soit la France réfute et paye des amendes… Mais dans tous les cas, nous respecterons la réglementation française. "


craintes confirmées
 
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