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Amiante: Scandale AMISOL

Amiante au pénal

8 Février 2013
Amiante : la justice continue le scandale de l'impunité
Le 13 février 2012, à Turin, deux des plus hauts responsables du groupe Eternit ont été condamnés à 16 ans de prison ferme pour désastre volontaire ayant fait des milliers de victimes.
Le 8 février 2013, pour des faits analogues, commis à la même époque, avec les mêmes conséquences, la cour d'appel de Paris décide que le procès de Claude Chopin, ex-PDG de l'usine française de textile amiante, Amidol, n'aura pas lieu. Aucune charge n'est retenue contre lui, au motif " que les faits commis en 1974 ne peuvent pas être appréciés avec les exigences de santé publique apparues depuis "… " Que la mémoire des faits s'efface " !
De très nombreux ouvriers de la société Amisol  qui fabriquait des produits à base d'amiante à Clermont-Ferrand sont morts, d'autres sont malades, des familles sont en souffrance.
Honte à la justice française,
Honte aux politiques qui ne donnent pas les moyens nécessaires à la justice.
Cet épisode éclaire de façon nette la volonté de l'Etat à l'égard des victimes de l'amiante.  Cette décision résulte de la demande du Procureur général en soutien objectif de la demande de l'ex-PDG d'Amisol. Elle est cohérente avec l'annonce par le ministère de la Justice du retrait des fonctions de juge d'instruction de la juge Marie-Odile Bertella-Geffroy sous le couvert d'une interprétation de la loi limitant la durée de mandat de juges spécialisés.
La preuve de la volonté d'étouffer l'affaire de l'amiante est flagrante, impitoyable.
Cette décision scandaleuse qui éconduit les victimes d'une des  pires usines d'amiante française, va beaucoup plus loin qu'AMISOL :
Les effets à long  terme des empoisonnements industriels, qu'il s'agisse de l'amiante ou autres toxiques mortels, pourraient ne jamais être jugés. La porte est ainsi ouverte à tous les abus, à toutes les impunités des véritables responsables.
Le pourvoi en cassation des victimes d'AMISOL a bien sur été  immédiat. Il ne faut pas baisser les bras.
Pour le politique, le message passé aux victimes est le suivant :
Prend le chèque de l'indemnisation que nous avons consenti à t'accorder et tais-toi

scandale AMISOL
 
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