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Inquiètude avant le rapport amiante

Amiante > Amiante: Rapport le garrec

Lundi 17 mars 2008

Le scandale va t'il continuer
Je publie ci-dessous un article paru dans la Voix du Nord.

Toutes les personnes  concernés par le problème se doivent de réagir.
Commencez en ajoutant un commentaire à cette article, je me fais fort d'en faire bon usage.

La Voix du Nord - Edition du dimanche 24 février 2008
 
SANTÉ PUBLIQUE
Amiante : la mission sur le fonds de départ anticipé qui inquiète les députés Roy et Hutin
Les députés du Nord Patrick Roy (PS) et Christian Hutin (MRC) tirent la sonnette d’alarme : un groupe de travail missionné par Xavier Bertrand planche sur une réforme du fonds qui finance les cessations anticipées d’activité des travailleurs de l’amiante. Les élus craignent qu’à terme, seuls les malades puissent bénéficier de ce dispositif.
Le ministre du Travail, Xavier Bertrand, a demandé à l’ancien ministre socialiste Jean Le Garrec de diriger un groupe de travail chargé de recenser toutes les victimes de l’amiante et de proposer au gouvernement, d’ici au 30 avril, une réforme du Fonds de cessation anticipée d’activité des travailleurs de l’amiante (FCAATA) qui finance les cessations anticipées d’activité de ces travailleurs de l’amiante.
«Dispositif injuste»
Une mission qui inquiète les députés nordistes Patrick Roy et Christian Hutin, respectivement président et vice-président d’un tout récent groupe d’études de l’Assemblée nationale sur l’amiante. « Nous serons vigilants sur les propositions faites, indique le premier, député de la 19e circonscription du Nord (Denain, Bouchain et Valenciennes Sud). Si Xavier Bertrand veut réformer ce fonds, on doute que ce soit dans un sens positif. » Le FCAATA, créé en 1999, permet le versement d’allocations aux salariés qui ont travaillé dans des établissements ayant utilisé de l’amiante de manière importante ou qui sont atteints d’une maladie professionnelle liée à l’amiante. Ils peuvent cesser leur activité à partir de 50 ans.
Le groupe d’études présidé par M. Roy redoute que le gouvernement réduise le montant des dépenses de ce fonds, en ne prenant plus en charge que les personnes malades. Les personnes atteintes de plaques pleurales sortiraient alors du dispositif. « Il n’est pas question d’accepter que seuls les malades soient indemnisés. Tous ceux qui ont été exposés doivent pouvoir l’être. Si les choses tournaient mal, on pourrait descendre dans les rues », avertit M. Roy.
Selon lui, le MEDEF, qui fait partie du groupe de travail chargé de la réforme, aurait déclaré vouloir que seuls les « malades puissent désormais bénéficier du fonds ». « Ce dispositif, tel qu’il existe aujourd’hui, est déjà injuste car il faut appartenir à une liste de 1 575 entreprises reconnues amiantées pour en bénéficier et le montant des allocations est limité à 65 % du salaire.
Alors le durcir, non ! » Près de 50 000 personnes ont bénéficié depuis 2000 de ce dispositif.
Les députés Roy et Hutin se sont aussi inquiétés de la baisse des moyens alloués au pôle judiciaire de santé publique à Paris chargé d’enquêter sur l’amiante. Sa création avait réjoui les associations de victimes qui réclament depuis longtemps un procès pénal. « Les moyens du pôle ont baissé. Il y a eu des demandes de la part de l’ANDEVA auprès du ministère de la Justice mais rien n’a été fait pour réactualiser ce pôle. Si rien ne bouge, les marches des veuves de l’amiante pourraient reprendre », prévient Patrick Roy. •
N. F.
le scandale va t-il continuer  

réaction des syndicats au rapport
 
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