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Le Camid restera à Brest

Ministere Défense

Camid. Une "leçon de chose pour les syndicats"..............................2010

La démonstration par la preuve, pour peu que la cause soit juste, les personnels peuvent se faire entendre.
Le politique ne peut pas tout se permettre.
Ceci étant dit, la partie n'a pas été facile, les discussions serrées, mais   le centre de paiement des indemnités des armées a sauvé sa peau à Brest.


Déclaration du télégramme :
Hier après-midi, à Brest, square Marc Sangnier, l'ambiance était des plus tendues, dans l'attente d'une réunion capitale pour l'avenir du Centre d'administration ministériel des indemnités (Camid), susceptible d'être déplacé de Brest à Lille. La réunion, conduite au ministère de la Défense par le directeur de cabinet, en présence du général Pierre Porcin (grand patron des services du commissariat, et donc du Camid) et des différents chefs d'état-major, s'annonçait pour le moins serrée, chacun essayant de défendre au mieux son bout de gras. Le communiqué de la semaine dernière, émanant du ministre de la Défense en personne, n'avait pas apaisé les inquiétudes des 100 agents brestois. "Tant que rien n'est écrit noir sur blanc à propos d'un site créé par un décret applicable au 1erjanvier dernier, nous continuerons à nous faire entendre", n'ont cessé de rappeler les têtes de pont de la mobilisation. Justement, hier midi, au cours d'une nouvelle manifestation, au centre-ville, les agents du Camid ont fait largement entendre leurs voix. Défouloir salvateur avant la stressante et interminable rencontre de l'après-midi...

Ouverte à 15h, la réunion abordant plusieurs points chauds de restructuration s'est étirée jusqu'au soir.

De la main du ministre

La décision est tombée, vers 20h30, de la main même du ministre de la Défense, dans un courrier adressé à la députée Marguerite Lamour. Hervé Morin confirmait l'implantation du Camid à Brest, en ajoutant "qu'aucun mouvement de personnel actuellement en poste au Camid n'a été envisagé vers Lille". Il va sans dire que les amiraux ont dû batailler dur pour préserver leur service-pilote à Brest. Il va sans dire que les députées brestoises n'ont pas ménagé leurs efforts pour éviter la perte d'un nouveau service à Brest. "La bataille a été rude", confiait sobrement, hier soir, Marguerite Lamour. Mais le plus grand mérite revient sans aucun doute aux agents eux-mêmes, qui ont su, malgré l'abattement, se faire entendre, ne pas baisser les bras et réussir à inverser une option bien plus avancée que ce qu'écrivait, hier soir, le ministre. Comme quoi un service unanimement reconnu pour son efficacité peut également s'avérer des plus redoutables dans la rue.


Le Camid restera à Brest
 
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