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Amiante au pénal

Quand François Hollande prendra t-il conscience de la position inadmissible de la France face au drame de l'amiante?
Quand François hollande prendra t-il conscience qu'il faut donner des moyens supplèmentaires à la justice, autre que cette décision scandaleuse de décharger la juge Marie Odile Bertella-Geffroy du dossier de l'amiante?
Quand François Hollande prendra t-il conscience que l'Italie ridiculise la France ?
Quand François Hollande prendra t-il conscience que ça suffit, les victimes de l'amiante n'en peuvent plus d'attendre, encore et toujours ?

A Turin, la  peine a été durcie à 18 ans en appel pour l'ex-propriétaire d'Eternit Suisse.

Honte à la France, Honte à ceux et celles qui font tout pour qu'un procès ne se tienne pas dans notre pays que l'on n'hésite pas, quand cela arrange, à décrire comme le pays des droits de l'homme et du citoyen.

La Cour d'appel de Turin a décidé d'abandonner les poursuites contre le baron belge Louis de Cartier de Marchienne, ancien actionnaire et administrateur d'Eternit Italie au début des années 1970, décédé le 21 mai à l'âge de 92 ans.

Par contre, l'industriel suisse Stephan Schmidheiny a été condamné lundi en appel à une peine durcie à 18 ans de prison pour avoir provoqué la mort de près de 3.000 personnes, ouvriers ou riverains d'usines d'Eternit Italie utilisant la fibre d'amiante.
Dans le cadre de ce premier procès pénal au monde sur les dégâts causés par l'amiante, M. Schmidheiny, ex-propriétaire de Eternit Suisse, avait été condamné en première instance en février 2012 à 16 ans de réclusion en tant qu'ancien actionnaire important d'Eternit Italie de 1976 à 1986, en même temps que le baron belge Louis de Cartier de Marchienne.
Les magistrats de la Cour d'appel ont jugé M. Schmidheiny, responsable de "catastrophe sanitaire et environnementale permanente" et infraction aux règles de la sécurité au travail dans les usines de produits à base d'amiante-ciment.
L'industriel suisse, jugé par contumace, a été considéré comme responsable de ces délits aussi bien pour les établissements d'Eternit à Casale Monferrato qu'à ceux de Bagnoli (près de Naples) et Rubiera, près de Reggio Emilia.
Le président de séance a ensuite énuméré la liste des dédommagements reconnus aux nombreuses parties civiles dont 30,9 millions d'euros pour la ville de Casale Monferrato, qui compte le plus grand nombre de victimes et où Eternit avait sa plus grande usine en Italie. La région Piémont s'est vu octroyer pour sa part 20 millions d'euros de dédommagements.
Pendant le procès, les avocats de l'industriel suisse et du baron belge avaient argué que les deux hommes n'avaient pas de responsabilité directe dans la gestion d'Eternit Italie qui avait fait faillite en 1986, six ans avant l'interdiction de l'amiante dans la péninsule.
Mais pour le procureur Guariniello qui avait enquêté cinq ans avant d'arriver au procès de Turin, leur condamnation en première instance avait donné "à tous en Italie et dans le monde entier, le droit de rêver que la justice peut et doit être faite".
(Source : AFP 3 juin 2013)
Porée Philippe le 5 juin 2013

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